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Des
pingouins dans les Vosges (2005) |
La température se réchauffant le 1° mai, le CIHM décidait d'envoyer une délégation de 2 cordées de sympathiques pingouins (pas manchots) défiler sur les falaises vosgiennes.
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RDV jeudi soir à la porte d'Orléans pour écluser le premier gorgeon et filer jusqu'à un quelconque hôtel en direction des Vosges.
Vendredi visite
à Ronchamp de la fameuse chapelle Notre Dame du Haut construite par Le
Corbusier en 1955 et en béton.
Fructueux repérage, puisque bientôt de superbes voies d'escalade
l'orneront comme dès à présent les remparts du fort de
la Justice à Belfort (# 170 voies). Après quoi direction la Roche
du Cerf qui surplombe la rivière "Savoureuse".
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Le pére, le fils et le saint esprit (de droite à gauche)
Attaque
frénétique de la falaise qui nous calme dès la 1°
ligne ("la St Jean" aussitôt rebaptisée "la gluante")
tant elle dégouline de résurgences d'obscures filets d'eau.
Ensuite exploration prudente des voies les plus sèches et les plus
diamantifères (les belles voies sont ornées d'un diamant sur
le topo).
Malgré l'espacement des broches, nous nous familiarisons assez vite
avec la roche de gabbro rose au grain fin et adhérent et avec une escalade
un peu déconcertante.
Ménageant notre potentiel pour la Martinswand promise au lendemain,
nous nous cantonnons à de jolis 5c (dont la souriante "Rigolotte")
et à 6 ou 7 voies.
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Puis le jour et
nos forces déclinants nous acheminent au Ballon d'Alsace pour saluer
le soleil couchant avec un gouleyant Pinot Blanc.
Alourdis de trois bouteilles de Matzedda (noir, blanc et gris), nous atteignons
le refuge des 3 fours pour le dîner (salade variée, charcuterie,
pâtes, fromage et tarte) accompagné de la bouteille de Pinot blanc.
Après la tisane, la promenade digestive à la lumière des
frontales guide les 2 Gilles vers des névés imprévus et
une corniche abrupte sans indice de Martinswand. Pleins de bon sens ils remettent
au lendemain la première escalade.
Samedi dans les traces de quelques chamois nous trouvons enfin la falaise qui s'atteint par le haut et non par le bas (bon sang, mais c'est bien sûr !).
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Les GG abordent
à "la Marie" (4b) puis à "la surplombante"
(5b, non recommandable) dans les "petites voies" tandis que Claudie
et Manu ascensionnent rien moins que le petit Cervin (la superbe "parallèle"
en 4b).
Après
ces folles émotions (le granit est bon mais il faut grimper entre les
points et équiper les relais), nous écumons les voies de sortie:
"la clitoris" (un 5a fort bien là où ça passe),
"Dure en dalle" (5c bien retors), "le Zébulon" (zoli
5c) et "le Déluge" (6a zippeur) que le duo CM enchaîne
avec "La Banzaïade"(dalle à beaux mouv, 6a) et avec succès.
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Après une balade dans la pampa vosgienne vers le Hohneck (où défilent les gauchos le 1° mai), la ferme-auberge des 3 fours nous accueille avec son menu typique (Tourte, Rauchschweinfleisch, Kartoffeln spezialität, salat und dessert) arrosé d'un Edelzwicker bien jaune et couronné d'une poire et d'un marc de Gewurtztraminer inoubliables.
Le dimanche, la motivation est maximale pour le Strasbürgerwand et ses longueurs de 55m. Les superbes 5b de "la Dadja", "la Strasbougeoise directe" et "l'entremets" nous assurent un réveil rapide et une révision accélérée de la conduite en dièdre et fissure. Puis les plus acharnés concluent dignement par les 90m du petit Cervin et de "la Mulhousienne (6a, 5b, 5c) avec ses surplombs qui décoiffent.
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Ne reste plus qu'à
rentrer, presque à contrecoeur, vers Paris après une petite mousse
et le réconfort de la traversée des Vosges par Xonrupt et Gérardmer.
Le CIHM retournera à la Martinswand c'est sûr; mais que sont devenus
le moule à tarte et les 2 bouteilles de Pinot noir et gris ?
Concluons avec
le célèbre aventurier Manuel Ramon de la Cheminey: "La Martinswand
c'est pas une falaise pour midinettes".
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