1951
1er camp de montagne avec Frère Philippe Maillard, Dominicain passionné de montagne, aumônier des étudiants en droit de l'Université de Paris, au centre Saint-Yves, 15 rue Gay-Lussac, Paris V.
4 groupes de 40 étudiants et étudiantes partent en camp d'été, pour des retraites en montagne, au chalet du lac de Tignes, en Tarentaise. En décembre, décision est prise de créer une association pour organiser les camps.
1952 - Création de l'association CIHM : Chalets Internationaux de Haute Montagne

But du CIHM : organiser des camps de réflexion et d'échanges en montagne, tout en faisant du sport en groupe. Les courses en montagne et la cordée correspondent bien à l'état d'esprit recherché : apprendre à se connaître, en pratiquant une activité physique exigeante, créer des liens, mais aussi élargir la base sociologique du groupe d'étudiants en droit, s'ouvrir aux autres sections universitaires (médecine, lettres…) et aux étrangers. Les camps, mixtes dès le départ, sont animés par des Dominicains et encadrés par une équipe laïque de maître et maîtresse de maison.
A Tignes, les filles sont logées dans le chalet, tandis que les garçons sont hébergés dans une vieille ferme proche du chalet. Confort spartiate. Aucune route n'existe et toutes les provisions sont acheminées à pied par les étudiants et les frères Dominicains. Pour arriver au chalet, il faut environ 1h30 de marche sur un sentier de montagne, à partir de l'ancien village pas encore englouti.
Des écoles d'escalade et des courses de montagne sont organisées chaque jour. Des "Cinq à Sept" et des soirées de discussion et de réflexion sont animées par les frères Dominicains (thèmes religieux et profanes).
Dès cette période, des sorties à la journées sont également programmées les week-ends à Fontainebleau.
Leur but étant bien entendu la préparation physique aux camps d'été et la poursuite des échanges entre les participants.

1954-56
A partir de ces années, 3 chalets acquis dans l'Oisans permettent de découvrir un autre massif montagneux. Grâce au réseau des Dominicains, des étudiants de province (Lille, Strasbourg, Dijon, Montpellier) et de l'étranger, adhèrent au CIHM, participent aux camps, créent des sections de province.
1957-58
Création d'une branche "Jeune" et d'une branche "Aînée". Des camps d'été sont organisés pour les étudiants célibataires, dans les chalets de l'Oisans, gérés par la branche "Jeune". La branche "Aînée" gère le chalet de Tignes et plus tard le chalet du Crêt-des-Neiges à St-Nicolas, accueillant des familles (parents et enfants) et des célibataires.
1962
L'acquisition du chalet de Tignes et son ouverture à temps complet nécessitent la création de postes de permanents à Paris, pour en assurer la gestion. Les camps pour famille se développent. Des monitrices gardent les enfants jour et nuit, permettant ainsi aux parents de participer à des courses de montagne, avec nuit en refuge.
1963-64
Les destinations s'élargissent vers la vallée de Chamonix avec de nouveaux chalets : Bionnassay et le Crêt-des-Neiges (St-Nicolas de Véroce). La branche Androsace organise de petits camps sans guides.
1968
Le CIHM réintègre les locaux de la rue Gay Lussac, entièrement reconstruits après les évènements de mai 68. Départ de nombreux Dominicains. Le CIHM met en place une structure pour la formation des laïcs à l'animation et à la gestion des camps.
Petit à petit les camps de jeunes disparaissent. Les petits chalets ne sont plus utilisés que par quelques groupes d'amis. L'activité se concentre sur Tignes et St-Nicolas de Véroce. Les thèmes des soirées évoluent : sessions musicales, yoga…
1970…
Lassés par plusieurs étés pluvieux dans la vallée de Chamonix, les adhérents du CIHM décident d'organiser de nouveaux camps en Corse. Encadrés par des guides, l'activité principale reste toujours l'escalade et l'alpinisme.
1974
François Raimbault (montagnard) organise les premiers week-ends vélo. Daniel Rignault fait partie de ces pionniers
1976
Des voyages à l'étranger, avec des guides francophones, sont également proposés : Norvège, Espagne, Grèce, Italie, le Hoggar, le Sahara, l'Equateur, les volcans... (organisés par Robert Picard).
Parallèlement à ces voyages, le CIHM met en place des formations pour camps d'adolescents, en insistant sur l'aspect sportif des séjours (les "bicoins")
Fin des années 70
Les sorties à Fontainebleau, soit le samedi, soit le dimanche, - avec garderie pour les enfants - ont de plus en plus de succès. Les Week-ends car-couchettes à la montagne se multiplient tout au long de l'année (ski de fond, ski de piste, randonnée…).
1983
Le CIHM gagne le challenge ski de fond "Paris Givré" à La Pesse (Jura)
1991-94
Réouverture après reconstruction du chalet de Tignes au 2ème semestre 1991 - année des Jeux Olympiques d'Albertville. Des difficultés financières apparaissent, principalement dues aux travaux de rénovation du chalet de Tignes. Peu à peu, le CIHM va céder tous les autres chalets dont il était propriétaire. Cela ne suffisant pas, un accord est conclu avec VTF (Vacances Tourisme Famille), qui reprend la gestion des chalets. Le CIHM prend le nom de CIHM-VTF.
1993
Création de l'activité VTT par François Larbet et Philippe Hérot, avec l'aide du club VTT de Pontault-Combault (77)
1997
Pour simplifier la gestion financière de Tignes, l'association CIHM-VTF est absorbée par VTF.
Une nouvelle association, toujours appelée CIHM est créée.
Elle est entièrement gérée par des bénévoles, une partie du secrétariat est pris en charge par un organisme professionnel. Elle se consacre aux seules activités de week-ends de l’ancienne banche “Jeune”.
21-22 sept. 02
Les CIHM fête ses 50 ans de sport et d'amitié en réunissant 250 membres, anciens et actuels, de l'association.
2008
Le CIHM comprend aujourd'hui 450 membres et propose, le week-end, les activités suivantes :
• Escalade
• Ski de montagne
• Vélo
• Ski de fond
• Ski nordique
• VTT
• Raquette
• Randonnée pédestre
Et depuis cette année 2008 une activité voile.
Chaque été, pendant deux semaines, un Camp de base en altitude permet aux randonneurs et aux alpinistes de découvrir de nouveaux sites.
2052
Que sera devenue notre association centenaire ?

 

Le CIHM et les instances sportives


Bernard Marchand, Président du CIHM, et Benoît Renard, Président du GUMS (Groupe Universitaire de Montagne et de Ski), créent la FFE (Fédération Française de l'Escalade) pour contrebalancer l'omnipotence du CAF (Club Alpin Français), à la Fédération Française de la Montagne.

Ultérieurement ces deux fédérations se regrouperont pour créer l'actuelle FFME (Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade), dont nous sommes toujours membres.

Depuis sa création, le CIHM est membre actif du COSIROC (Comité de Défense des Sites et Rochers d'Escalade), et est actuellement représenté à son comité directeur.

En 2001, en concertation avec le COSIROC, le CIHM a redéfini et retracé un parcours d'escalade au Rocher-Canon, en forêt de Fontainebleau. Le tracé précédent avait déjà été fait par le CIHM.

Dès 1954, le CIHM obtient l'agrément Jeunesse et Sports comme association nationale. Il fait partie, dans les années 60, du comité de coordination des Associations d'échanges internationaux, comme les Glénans.

Aujourd'hui le CIHM est aussi membre de l'ANCEF (Association nationale des Centres Ecoles de Ski de Fond), de la FFCT (Fédération française de Cyclotourisme) et du comité des cyclistes usagers de la SNCF.

En 2002, le CIHM est à l'origine de la création du CAF-CIHM pour faciliter la formation de nos chefs de course.

En 2005, le CIHM adhère à la FFCAM (Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne).

 

Les chalets

Tignes - 2100 m - 1er chalet
1951-1959
Chaque été, et en hiver, le CIHM loue le chalet de Tignes, au bord du lac.
Vers 1960
Ce chalet est racheté à José Reymond, fils d'un fermier de Tignes, en partie grâce à des subventions du Ministère de la Jeunesse et des Sports et à des emprunts.
Des travaux de réaménagement sont effectués. Un gérant à temps complet est recruté sur place, ainsi que des salariés permanents à Paris.
Le chalet est occupé hiver comme été. Les courses de montagne et le ski de randonnée à Tignes sont encadrés par des guides de montagne et des moniteurs polonais, dont Marek Tarnowski (originaire de Cracovie) est le chef de file.
1991-97
De nouvelles normes d'hygiène et de sécurité obligent le CIHM à entamer une seconde série de travaux (reconstruction et agrandissement, ce qui fait un total de 92 lits). Malgré de nouvelles subventions de l'Etat et du département, et les apports (dons et prêts des membres du CIHM : "opération SOS Tignes"), c'est le début de difficultés financières. Elles conduisent à l'accord signé avec VTF, qui reprend la gestion du chalet, puis la propriété de celui-ci (1997).
St-Christophe en OisanS - 1350 m
1954 - Acquisition d'un ensemble de 3 chalets pouvant héberger 30 personnes chacun. Ce sont d'anciennes fermes d'altitude, très rustiques et isolées (pas d'accès direct par la route). Le ravitaillement se fait à pied par les participants aux camps. Les chalets de St-Christophe ne sont ouverts que l'été. Les courses de montagne y sont plus techniques qu'à Tignes, ce qui fait leur succès.
1. Chalet de l'Anchatra : il est principalement animé par les membres du CIHM Lille et quelques Belges. Plus tard, les Lillois rachèteront le chalet au CIHM.
2. Champébran : fréquenté au départ par des membres parisiens, mais aussi par des étudiants ou anciens étudiants de l'Ecole des Mines. Peu à peu, le CIHM de Strasbourg y séjourne régulièrement. Il sera racheté par d'anciens membres du CIHM.
3. L'Eyrette accueille des adhérents principalement de Paris.
Bionnassay - 1500 m
1963 -2 chalets de 20 places chacun, situés au pied de l'Aiguille de Bionnassay. Les habitués aux camps d'été souhaitent augmenter les difficultés montagnardes. Bionnassay offre un accès à la vallée de Chamonix, et donc à de nouvelles courses, plus intenses. Egalement isolé, le ravitaillement doit être monté à pied. Ce chalet n'est ouvert que l'été. Il est surtout réservé aux camps de jeunes. Un des chalets brûle en 1970.
St Nicolas de Véroce
1963 - Location d'un chalet confortable pour recevoir les familles avec enfants, près de la vallée de Chamonix. Ce chalet original, le "Crêt-des-Neiges" à St-Nicolas, construit par l'architecte Lemême (1936), appartient à Jean-Luc Guichardaz, maître de maison.


Parmi tous ces chalets, Tignes fut le plus fréquenté (ouvert été comme hiver).

La fréquentation sur l'ensemble des chalets était de 1500 à 2000 personnes par an en moyenne.


Quelques membres du CIHM
parmi tant d’autres...

Les fondateurs

Frère Philippe Maillard
Dominicain, initiateur et co-fondateur du CIHM
Bernard Marchand
Co-Fondateur du CIHM - 1er Président (pendant 40 ans) et Président d'honneur
Maurice Buttin, Bruno Childeric, Pierre Rodesch †
Co-fondateurs du CIHM
Les Présidents du CIHM
Philippe Vasseur
Président du CIHM pendant 3 ans
Hubert Villié
Premier président de la branche "Aînée" pendant 20 ans
Daniel Carton
Second président de la branche "Aînée" pendant 20 ans
Philippe Richet
Président du CIHM en 1997
Eric Ecoutin
Président du CIHM. 1998-2001
Jean Galliot
Président du CIHM. 2002-2005
Didier Le Mentec
Président du CIHM. 2006
Gilles Renaud
Président du CIHM. 2007-…
Les Présidents de la branche "Jeune" dont le CIHM actuel est issu
Bernard Gentil, 1968 ; Marc Moret ; Jean-Claude Bousquet ; Didier Laurent ; Marie-France Onfray ; Odile Chardot ; Guy de Calan ; Isabelle Chatain ; Philippe Richet
Les animateurs de la rue Gay Lussac
Françoise Fiacre
Secrétaire du CIHM pendant 10 ans. Créatrice de son agence de voyages "Les Iles du Monde".
Robert Picard
Directeur du CIHM pendant 30 ans
Les animateurs des chalets et des courses
Jean-Luc Guichardaz
Maître de maison à St Nicolas de Véroce
José Reymond
Propriétaire du chalet de Tignes
Marek Tarnowski Polonais,
moniteur de ski à Tignes
Jean Robbe
Guide de montagne
Denise et Raymond Soubrie
Maîtres de maison à Tignes, pendant 13 ans
Les Spécialistes
Louis Joinet
Spécialiste des "Droits de l'homme" (en poste à l'ONU sous le gouvernement Rocard). A permis d'obtenir des subventions pour le chalet de Tignes
Michel Lavallard
Architecte. A effectué les rénovations du chalet de Tignes, ainsi que la rénovation des locaux du siège, rue Gay-Lussac
Frère Burin des Rosiers
Dominicain, camps d'été dans les années 68
François Guillon
Membres du Comité Directeur pendant 30 ans. Avocat. D'une grande aide grâce à ses compétences professionnelles. A mis en place le groupe d'escalade du samedi à Fontainebleau.

 

Les sièges sociaux

1952-54
15 rue Gay-Lussac - Paris Vè
1954-68
212 bd St-Germain - Paris VIè
1968
Réouverture du 15 rue Gay-Lussac, après de nouveaux travaux, rendus nécessaires par les dégâts des barricades lors des manifestations de mai 68. Ces travaux sont effectués par l'architecte Michel Lavallard, également membre du CIHM. Tout comme en 1952, les locaux sont propriété des Dominicains. Le CIHM finance les travaux.
2002
Notre siège social et notre salle de réunion sont toujours 15 rue Gay-Lussac à Paris.