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Le matériel de ski de montagne diffère de celui de ski de piste, car il doit permettre le mouvement naturel de la marche à la montée, tout en conservant la position et les techniques de ski alpin à la descente. Le matériel est aussi le plus léger possible : pas tellement pour ne pas vous enfoncer en neige poudreuse, mais pour éviter de vous époumonner à la montée ou lorsqu'il faut porter les skis en cas d'obstacle, d'absence de neige... ou en cas de galanterie zélée. |
Les skis ressemblent aux skis de piste mais sont conçus pour un optimum entre légèreté et performance en ski. Ils doivent aussi être relativement courts pour ne pas gêner les conversions face à la pente.
Les fixations sont particulières car la partie arrière peut être désolidarisée du ski, ou de la chaussure, à la montée, pour permettre la marche. À la descente, la fixation rebloque le talon pour revenir en position ski alpin classique.
Les «peaux» : ce sont des bandes amovibles antidérapantes collées sous le ski à la montée. Anciennement fabriquées en peaux de phoque, elles sont désormais en matériaux synthétiques, ou en mohair (poils de chèvre angora) ou mixte.
Les «couteaux»: pièces métalliques, amovibles et tranchantes, qui se placent sous la chaussure et s'enfoncent dans la neige dure lorsque l'adhérence des peaux ne suffit plus.
Les chaussures sont proches de celles du ski de piste, mais plus légères, offrant le choix entre une position ski (rigide) et une position marche (articulée), avec une semelle Vibram pour crapahuter sur les vires rocheuses.
Durant l'ascension, le talon détaché permet au skieur d'entamer une "marche à ski" proche de la technique du ski de fond. Une fois au sommet, les "peaux de phoques" sont enlevées, les fixations et chaussures bloquées et il ne reste plus qu'à "faire sa trace" dans la poudreuse, ou « sa baignoire » dans la neige croûtée.
Actuellement, seul le magasin La Haute Route loue ce matériel sur Paris.
Parfois un peu de matériel d'alpinisme est nécessaire : crampons, piolet, voire baudrier et corde, quand la neige est glacée ou sur un passage délicat. Dans le cas des traversées de glacier, il est nécessaire de s'encorder et d'avoir aussi tout un matériel particulier de sortie de crevasses accroché à son baudrier. Ces courses requièrent de l'expérience.
Chaque membre du groupe doit obligatoirement être personnellement équipé d'un ARVA (Appareil de Recherche de Victime d'Avalanche) et du matériel nécessaire pour intervenir en cas d'avalanche : pelle à neige et sonde. Le club peut vous louer un ARVA, et vous prêter pelle à neige et sonde selon disponibilité.
Le matériel personnel suit la même logique – logique souvent personnelle – de recherche de l'optimum poids/confort/sécurité. Les incontournables, car éléments de sécurité :
Pour le reste : gourde ou pipette ? 3 couches ou Pamper's ? slip, string ou boxer ? savon ou lait de toilette? Compeed ou élasto ? le mieux est de demander à un vieux briscard. Y a des spécialistes qui scient même le manche de leur brosse à dent.
Prévoir beaucoup de temps pour la préparation...
Pour ne rien oublier nous vous proposons un petit pense-bête matos : tableau Excel ou PDF
Essentiellement, le risque d'avalanche. Si le risque annoncé par Météo-France est trop important sur le secteur, le week-end est annulé sans frais, ou dérouté vers des destinations plus clémentes.
Malgré les formations en nivologie des organisateurs, le soin apporté à la préparation de la course, à la prise d'information sur le manteau neigeux et sur le parcours, le risque peut être présent. Il nécessite toujours l'attention permanente du Chef de Course et de tous les membres du groupe. Toutes les avalanches n'aboutissent pas non plus à des personnes ensevelies. On observe souvent des coulées, on est rarement pris dedans. Mais il faut être conscient de ce risque, écouter et accepter les directives du Chef de Course. Aussi chaque participant doit-il être équipé de ARVA-Pelle-Sonde, et s'entraîner régulièrement à leur utilisation. Le mieux serait avant le départ de la course si le groupe comprend des débutants, mais le plus souvent le jeu a lieu autour du refuge, à l'arrivée de la première journée, pour patienter avant le premier service. Le CIHM organise aussi une journée d'entraînement avant le début de la saison.
Sur terrain glaciaire, il y a le risque de glisser dans une crevasse, même si elles sont souvent bien bouchées en hiver. D'où la nécessité d'être encordé, surtout si le parcours n'est pas connu, aussi bien à la montée qu'à la descente à cause de la vitesse et des crevasses peu visibles.
Sans oublier, le risque de se perdre dans le brouillard ou dans la nuit ... mais que fait donc ce bon organisateur ? Pensez à votre frontale !
Il existe aussi un risque à manger de la neige sale, et/ou sans sel minéraux qui nécessite un matériel de sécurité spécifique appelé papier Q, à garder sur soi, et au sec ...
Et pour conclure, le risque de tomber passionnément amoureux... du (de la) gardien(ne) du refuge, du chauffeur de car, de la montagne, du ski de rando, si ce n'est déjà fait.
La dénomination officielle (FFME) de notre activité est le «ski de montagne», en référence au terme anglais "ski mountaineering" utilisé par l'Union Internationale des Associations d'Alpinisme (UIAA). Il s'appelle aussi traditionnellement ski de randonnée. Une autre appellation est le ski alpinisme, parce que l'activité se déroule en haute montagne, et parce que les courses peuvent faire éventuellement appel à des techniques d'alpinisme (en terrain glaciaire, couloir ou passage en rocher). L'activité fut aussi traditionnellement appelée ski de printemps quand les courses avaient lieu à partir de cette saison.
Habituellement, ses pratiquants disent ski de rando parce qu'on fait du ski, ni de fond ni nautique, et de la rando en montagne.